Speech

Vous lirez sur la boîte : « Speech, le jeu qui se la raconte », et il y a de quoi !
Car tout est possible avec ce jeu !

Vous ne connaissez pas encore Speech ?
Ou vous voulez découvrir de nouvelles variantes d’utilisation de ce jeu ?
Cet article est fait pour vous !

Auteurs du jeu : Fabien Bleuze et Yves Hirschfeld
Editeur : Cocktail Games

Durée : tout dépend du mode de jeu utilisé

Effectif : dès 1 joueur

Compétence(s) langagière(s) sollicitée(s) : expression orale, compréhension orale et/ou expression écrite

Rôles fictifs : selon le mode de jeu utilisé

Matériel : 60 cartes illustrées recto-verso = 120 images différentes (animaux, personnes, émotions, lieux, objets…)

 

Le jeu Speech en quelques lignes…

Les auteurs de Speech proposent quatre modes de jeu où les joueurs s’affrontent entre eux. De manière générale, Speech est un générateur d’histoires ou de débats et il est possible de déterminer un gagnant selon les modes de jeu. Vous pouvez utiliser Speech avec tous les niveaux et adapter le but du jeu en fonction de votre visée pédagogique.


Voici les 4 modes de jeu initiaux avec les commentaires de Jeux-époustouFLE

Actes de parole visés : raconter une histoire

Savoirs linguistiques/pragmatiques sollicités : temps verbaux selon votre consigne, concordance des temps, adjectifs, pronoms relatifs, pronoms directs/indirects, marqueurs spatiaux et temporels…

Savoir-faire sollicités : donner des détails, cohérence des propos…

1-  Faire une pile de cartes. Un joueur pioche les cinq premières cartes de la pile.
Il doit inventer une histoire d’au moins une minute à partir des illustrations tirées l’une après l’autre. C’est ensuite au tour de son adversaire de piocher cinq nouvelles images et de raconter une histoire. Une discussion entre joueurs peut s’organiser pour déterminer la meilleure histoire et ainsi le gagnant de la partie.

2- Même principe que le premier mode mais on garde les cinq mêmes cartes pour chaque joueur. Chaque narrateur va donc inventer une histoire à partir des mêmes images. Il possible de changer l’ordre des illustrations.
Remarque : Pour cette variante, le formateur peut déjà sélectionner les cinq cartes (qui inspireront différentes interprétations).
Conseil : si votre groupe est grand, mettez vos apprenants par deux.

Actes de parole visés : interroger quelqu’un, demander/donner des informations

Savoirs linguistiques/pragmatiques sollicités : structures interrogatives, mots interrogatifs, différents lexiques…

Savoir-faire sollicités : poser des questions

3- Les joueurs s’affrontent en duel. Chacun pioche cinq cartes. Le premier retourne sa première carte et improvise une question que lui inspire l’image. À ce moment, son adversaire de gauche retourne également une carte et lui répond en fonction de ce que lui évoque l’illustration, et ainsi de suite jusqu’à épuisement des cinq images piochées.
Remarques :
*Un vote peut être proposé pour déterminer la personne qui a posé les questions et donné les réponses les plus originales.
* Si votre groupe et grand et/ou pour gagner du temps, vous pouvez proposer ce mode de jeu en mettant les apprenants par deux et faire travailler les binômes tous en même temps. Passez écouter chaque binôme puis une fois que tout le monde a terminé l’activité, demandez à chaque binôme de choisir leur question/réponse la plus originale. Le formateur pourra l’écrire au tableau et donner une correction si nécessaire.

 

Actes de parole visés : justifier son point de vue, analyser/commenter, démontrer, insister

Savoirs linguistiques/pragmatiques sollicités : structures pour comparer, phrases négatives, verbes modaux, expressions avec « si », adjectifs mélioratifs/péjoratifs, superlatif…

Savoir-faire sollicités : comparer, approuver/désapprouver, exprimer la possibilité/la certitude, exprimer une hypothèse, exprimer la condition, donner des avantages/des inconvénients

4- On organise un débat où deux joueurs s’affrontent. Un joueur du « public » choisit une carte et lance un débat (ex : carte hamburger / sujet : « Pour ou contre les fast-foods ? »). Les deux joueurs qui s’affrontent piochent ensuite cinq cartes et les utilisent pour illustrer leurs opinions. À la fin de chaque joute, les joueurs constituant le « public » choisissent un vainqueur.
Remarque : Si votre groupe est grand, faites débattre vos apprenants deux contre deux.

Les variantes de jeux-époustouFLE

Pour raconter une histoire…

On fait trois pioches (trois piles de cartes). A son tour, un joueur choisit une des trois cartes pour créer une histoire collective. Il n’y aura pas de gagnant mais l’objectif est que chacun reste attentif pour créer une histoire cohérente.
Conseil : il est préférable que le formateur choisisse la première carte et commence ainsi l’histoire pour donner l’élan au jeu.

Pour travailler la compréhension orale attentive…

Mettre 8 cartes sur la table. Un apprenant va dehors ou a le droit d’écouter de la musique (le formateur prendra soin d’apporter le CD de son chanteur français préféré ! ) et les autres apprenants ont 2 à 3 minutes pour créer une histoire à partir de 5 cartes.
L’apprenant « à part » revient et doit ensuite écouter attentivement l’histoire pour retrouver les 5 cartes qui ont servi à imaginer l’histoire.

Pour travailler la phonétique…

Disposez toutes les cartes de Speech sur la table autour de laquelle les apprenants se réunissent.
- Demandez aux apprenants de montrer toutes les cartes où l’on pourrait entendre le son [ phonème au choix ]
- Faites deux groupes (apprenants à droite de la table, apprenants à gauche de la table) et demandez à certains de trouver les cartes avec le son [ɑ̃] et aux autres le son[ɔ̃] ou [u] et [y] par exemple.

Selon le phonème que vous voulez travailler, vous pouvez sélectionner les cartes pour réduire un peu le choix.

Pour proposer un débat…

Dès le niveau B1, j’apprécie mettre en place des débats (de 30 à 50 minutes) avec le jeu Speech. Pour trouver des arguments, les participants s’appuieront sur les cartes du jeu.

Toute la démarche pédagogique est dans l’article Débattre avec Speech, dans l’onglet Idée Ludique.


Type de participation du formateur : différent selon mode de jeu utilisé. De manière générale, le formateur peut facilement faire faire ou laisser faire le jeu.

Démarche avant tout mode de jeu : Pour les niveaux plus faibles, prendre le temps de faire une phase de découverte ou de révisions du vocabulaire. Vous pouvez aussi sélectionner au préalable les cartes.

Remarque générale : Si Speech est un formidable support pour faire parler les apprenants, il l’est aussi pour les faire écrire.
Tous les modes orientés vers la narration peuvent faire l’objet d’une production écrite après le jeu. La phase orale du jeu sera ainsi la phase commune de préparation d’une phase individuelle  de production écrite. Une fois l’histoire avec Speech réalisée (à l’oral ou à l’écrit), on peut encore demander aux apprenants d’écrire la suite individuellement.


La maison d’édition Cocktail Games propose aussi une variante des cartes : Speech Conte de fées (jeu édité avant sous le nom de Fairy tales) Le principe est simple, les 60 cartes sont dédiées au conte, à la féérie.

Voilà de quoi varier les plaisirs avec les petits (histoire dans un contexte imaginaire bien précis) comme avec les plus grands (aide pour la rédaction d’un conte)


Les Zexperts parlent aussi de Speech avec même une chouette vidéo !
Ils proposent encore d’autres variantes de jeu et des documents à télécharger.
Que c’est beau le partage !


Speech est véritablement LE jeu que tout prof devrait avoir dans son sac !
Qu’en pensez-vous ? Avez-vous testé d’autres modes de jeu avec ces cartes ?

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Commentaires : 1
  • #1

    Liko Pascale (dimanche, 08 novembre 2015 17:08)

    Chère Lucile,
    Grâce à toi, j'ai pu tester "Speech" dans mon cours de niveau A2 à l'institut Français de Vienne et mes participants se sont régalés à inventer des histoires au passé (Passé composé et imparfait). J'avais formé des groupes de trois participants et chaque groupe a créé une histoire à l'aide des cartes tirées au hasard.
    L'activité a très bien fonctionné et ils étaient très fiers de pouvoir s'exprimer pour la première fois au passé et d'être les "auteurs" d'une petite histoire.....Chaque groupe a très bien fait fonctionné son imagination pour présenter des histoires drôles et originales. Cette activité créative a aussi permis de renforcer la cohésion du groupe et sa dynamique.
    Merci de m'avoir fait découvrir toutes ces nouvelles activités et d'avoir redonné du dynamisme à mon enseignement grâce à une nouvelle approche pédagogique "ludique" et variée !